Lion de l’Atlas Maroc
Le lion de l’Atlas marocain est la sous-espèce de lion la plus féroce et la plus imposante. Les mâles pèsent plus de 300 kg et les femelles plus de 200 kg. C’est le deuxième plus grand félin au monde, après le tigre de Sibérie. La principale caractéristique des mâles est leur crinière noire, qui recouvre une grande partie de leur corps.
Le dernier lion de l’Atlas sauvage a été tué en 1922 au Maroc, dans les montagnes de l’Atlas. On trouve aujourd’hui des lions dispersés dans divers zoos à travers le monde, dont beaucoup sont des descendants du lion de l’Atlas. Un projet, baptisé « Projet Lion de l’Atlas », vise à recréer l’espèce par sélection génétique et à la réintroduire dans un parc naturel protégé.
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Caractéristiques du lion de l’Atlas au Maroc
Pesant de 160 à 250 kg pour les mâles, et jusqu’à 270 kg dans de très rares cas, et de 100 à 170 kg pour les femelles, le lion de l’Atlas, avec le lion du Cap (aujourd’hui disparu), était la plus grande sous-espèce de lion actuelle. Sa caractéristique la plus remarquable était sa crinière sombre particulièrement épaisse, qui descendait bien au-delà des épaules et retombait sur son ventre.
Histoire et distribution
Historiquement, le lion de l’Atlas berbère vivait sur tout le continent africain au nord du Sahara, notamment au Maroc. Les Romains de l’Antiquité l’utilisaient fréquemment dans les arènes lors de combats spectaculaires contre le tigre du Turan, lui aussi aujourd’hui disparu. Disparu d’Afrique du Nord au début du XVIIIe siècle, il ne subsiste plus que dans une petite zone du nord-ouest. La prolifération des armes à feu et une politique d’extermination délibérée sont les causes du déclin brutal de sa population dans cette région. La première photographie du lion de l’Atlas berbère a été prise en 1922 dans les montagnes de l’Atlas marocain. Un sort similaire a été réservé à d’autres grands carnivores d’Afrique du Nord : le léopard berbère est devenu extrêmement rare et l’ours de l’Atlas a complètement disparu.
Caractéristiques et mode de vie particuliers du lion de l’Atlas au Maroc
Tout d’abord, le lion de l’Atlas berbère n’était pas réputé pour former de grands troupeaux ; chaque groupe était mené par une lionne expérimentée et sage. Ces lions vivaient et chassaient souvent seuls ou en petits groupes d’une trentaine d’individus. Les lionceaux restaient avec leur mère jusqu’à l’âge de deux ans, puis se séparaient et menaient leur propre vie. Les groupes étaient principalement composés de femelles apparentées. Généralement, mâles et femelles ne se rassemblaient sur le même territoire que pour la reproduction, durant la saison des amours.
Chaque groupe d’animaux, ou un lion isolé, occupe un territoire spécifique que les intrus protègent jalousement. Les mâles défendaient souvent leur droit d’occuper un territoire donné en se battant ou en s’effrayant mutuellement par des rugissements puissants. Le troupeau y restait indéfiniment. Les femelles n’ayant pas encore atteint la puberté partageaient les soins de leurs lionceaux avec les lionnes adultes et leur apprenaient à chasser.
De plus, à la puberté, les mâles abandonnaient la meute et menaient une vie indépendante. Ils se regroupaient plus rarement avec d’autres lions du même âge, leur rôle étant d’assurer la survie de l’espèce. Souvent, ils se livraient à des combats acharnés pour la suprématie au sein de la meute. Le nouveau mâle, plus fort et plus jeune, éliminait toute la descendance du précédent chef pour fonder sa propre lignée.
Les mâles avaient pour caractéristique de marquer leur territoire en urinant ; les femelles n’avaient pas ce comportement. Les lions de l’Atlas, comme les autres félins, étaient d’excellents communicateurs. Dès l’âge d’un an, les lions apprenaient à grogner et à émettre des sons de différentes tonalités.
Chez les femelles, cette capacité s’est manifestée bien plus tard. Elles utilisaient également le contact direct, le toucher, pour communiquer. Les lions étaient plus tolérants envers les lionnes.