Tanger (Maroc) : choses à faire
Avant de partir au Maroc, nous avons consulté de nombreux forums, où les informations étaient souvent contradictoires. Dans ce premier article sur les activités à faire à Tanger, j’ai décidé de partager quelques conseils pratiques sur le logement, la langue à parler et les précautions à prendre.
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1. Combien de jours passer à Tanger, que voir, que faire et où aller
Pour commencer, prévoyez environ 4 jours à Tanger, dont un jour en ville. Vous aurez largement le temps de visiter la médina. Si vous le souhaitez, vous pourrez également visiter le musée de la Kasbah, l’ancien palais du sultan.
Il vaut également la peine de faire une halte à l’hôtel Continental pour un café ; toutes les stars, y compris les Rolling Stones, y ont séjourné sans exception. Ce dernier lieu est absolument incontournable pour les amateurs d’impressionnisme. Car c’est là qu’a séjourné Henri Matisse : il a immortalisé la vue depuis la fenêtre de sa chambre dans son tableau « Vue de la fenêtre ».
Henri Matisse « Vue de la fenêtre. Tanger. »
Aujourd’hui, la chambre de l’artiste est un musée, ouvert à tous et accessible gratuitement ! Il suffit de se renseigner à la réception de l’hôtel. Au bar du Grand Hôtel Villa de France, vous pourrez déguster un excellent vin marocain, un cabernet produit par la communauté chrétienne locale.
Voici ce qu’il faut faire
Jour 1 :
L’après-midi, allez voir le phare du cap Spartel, situé à l’entrée du détroit de Gibraltar, à environ 10 kilomètres de la ville.
Alors, allez visiter les grottes d’Hercule, où, selon la légende, le héros mythologique antique se serait reposé avant de commettre son onzième exploit : le vol des pommes d’or des Hespérides. Le site est d’une beauté exceptionnelle, l’entrée des grottes est gratuite et vous pouvez vous y rendre pour 20 dirhams (2 €) en taxi collectif. Pour 30 €, vous aurez une voiture privée qui vous conduira au cap Spartel, puis aux grottes. Le chauffeur attendra le temps qu’il vous faut avant de vous ramener à Tanger.
Jour 2 :
Le deuxième jour devrait être consacré à la visite de Chaouen (ou Chefchaouen), la ville bleue où toutes les maisons arborent une multitude de nuances de bleu. Vous pouvez vous y rendre depuis la gare routière en taxi collectif : vous montez dans le véhicule avec vos compagnons. Généralement, six personnes y prennent place à la fois. Le prix d’un aller simple est de 70 dirhams, soit environ 7 euros. C’est très économique, surtout quand on sait que le trajet dure près de deux heures.
Jour 3 :
Je recommande de consacrer la troisième journée à la ville blanche d’Asilah (ou Asila), dont la beauté n’a rien à envier à celle de Chaouen. Elle est cependant beaucoup plus propre. Les rues sont impeccables, donnant l’impression d’être plongé dans un conte de fées arabe. De plus, la ville est située sur la côte et on y trouve d’excellents restaurants de poissons.
Jour 4 :
Le dernier jour, allez à Tétouan. Cette autre ville côtière était habitée par les Juifs avant l’exode des pays arabes vers Israël. Ici, les maisons sont toutes peintes en blanc avec une touche de vert. Comme à Shefsha’eun, il est interdit de changer la couleur des façades. C’est un endroit plein de charme, un éclectisme authentique aux portes de Gibraltar.
2. Comment se déplacer à Tanger et dans ses environs
À Tanger, le taxi n’est pas un luxe, même s’il n’y a pas d’Uber. On hèle simplement une voiture dans la rue et on discute avec le chauffeur. En général, il n’est pas nécessaire de marchander, le prix est convenu d’emblée.
La voiture vous emmènera de la médina à la gare routière vers les villes voisines pour 20 dirhams (2 euros).
De l’aéroport à la médina, comptez 15 euros. Vous pouvez réserver un taxi directement depuis votre réservation d’hôtel. Ainsi, vous n’aurez plus à chercher de voiture.
3. Prenez un taxi collectif, l’équivalent confortable d’une navette, pour vos déplacements dans le quartier. Rendez-vous à la gare routière principale et suivez les panneaux « Chefchaouen », « Asilah », « Tétouan ». Les chauffeurs se tiennent à côté des véhicules et annoncent les noms des villes pour éviter toute erreur. Une fois six personnes à bord, le taxi part du point A vers le point B. Sachez simplement qu’il peut arriver que vous deviez attendre une demi-heure vos compagnons de voyage.
Prix d’un transfert en taxi partagé vers les principales villes par personne, aller simple.
- Chavin (Chefchaouen) – 70 dirhams (7 euros)
- Tétouan – 20-25 dirhams (2-2,5 euros)
- Assilah – 20 dirhams (2 euros)
3. Où vivre à Tanger et combien cela coûte
Tous les guides touristiques conseillent aux visiteurs de s’installer dans la médina. Mais pas moi. D’abord, c’est très sale. Ensuite, c’est bruyant. Et puis, il y a les phoques. Oui, je les aime aussi, mais avec une telle concentration de phoques à queue, leur odeur est tellement forte qu’on en aurait le nez qui pique.
Il est donc préférable de choisir un hébergement dans la partie moderne de la ville. Heureusement, on y trouve toutes les chaînes hôtelières, ce qui évite généralement les mauvaises surprises. La ville est petite : on rejoint la médina en 20 minutes à pied environ, depuis la partie moderne.
Le meilleur hôtel de Tanger, à mon goût, est le Grand Hôtel Villa de France, un cinq étoiles où vécut Henri Matisse. Une chambre double y coûte environ 90 à 108 euros la nuit, un prix exorbitant pour le Maroc et presque communiste selon les standards européens.
Mais vous prendrez votre petit-déjeuner dans un magnifique jardin. Et le soir, vous pourrez déguster du vin, voire du whisky, au bar à l’ambiance coloniale. Vous trouverez des chambres chez l’habitant ou à l’hôtel dans la médina pour seulement 15 euros, mais ne vous plaignez alors pas des cheveux trouvés dans le lit, de la douche qui coule ou des toilettes peu propres. Bref, à Tanger, je vous déconseille de lésiner sur l’hébergement, sinon, quelles vacances gâcheront-elles ?
4. À PROPOS DE LA SÉCURITÉ DANS LES RUES
Vous seriez surpris, mais à Tanger, tout est calme. Gare à ceux qui cèdent à la tentation d’acheter la fameuse « herbe » locale, fournie officiellement à Amsterdam, proposée par un vendeur ambulant ! Certes, les mendiants sont nombreux, souvent des adolescents ou des femmes avec enfants à l’allure respectable, mais ils ne se font pas remarquer. On se contente de sourire et de leur faire un signe de la main, puis on poursuit son chemin.
En matière de criminalité de rue, la situation est meilleure qu’à Hô Chi Minh-Ville ou en Sicile, par exemple, où l’on peut flâner sans se faire voler son sac. Il est également déconseillé de garder ses affaires personnelles avec soi dans les restaurants touristiques, même si personne ne vole. Dans la rue, il arrive qu’un habitant à l’allure négligée vous aborde spontanément pour vous proposer une visite de la ville, pour laquelle il finira bien sûr par vous demander de l’argent. Dans ce cas, un sourire poli et le silence sont de mise : moins de paroles, moins d’ennuis.
5. COMMENT SE COMPORTER LES FILLES
Le Maroc est considéré comme un pays progressiste selon les normes musulmanes. Par exemple, les filles ne peuvent s’y marier qu’à l’âge de 18 ans. Les Marocaines doivent cela au roi Mohammed VI, qui a adopté une nouvelle version du Code de la religion musulmane. Auparavant, les filles étaient mariées dès l’âge de 15 ans. De plus, les femmes peuvent s’instruire, exercer diverses professions et sortir de chez elles sans être accompagnées. Parallèlement, la polygamie n’a pas été abolie. Bien sûr, aujourd’hui, peu de Marocains peuvent se permettre d’avoir quatre épouses, car c’est avant tout coûteux, mais cette pratique existe néanmoins.
Le premier jour à Tanger, je suis sortie voilée. Oui, je suis féministe convaincue, mais pourquoi s’attirer les foudres des gens ? Finalement, la population locale ne semble pas s’offusquer des touristes sans voile, si bien que le soir même, je l’ai retiré et je n’y ai plus pensé. Côté vêtements, les Marocains ne sont pas surpris par le style européen : kédikas, jeans pas trop serrés, baskets. En revanche, les femmes au décolleté plongeant et aux jupes bien au-dessus du genou peuvent être mal vues. Mais qui s’habille ainsi en voyage dans un pays musulman ?
Voici quelques caractéristiques à prendre en compte :
Il y a plusieurs points à prendre en compte. Tout d’abord, les Marocaines ne sortent pas le soir et restent généralement chez elles. Si vous vous promenez seule dans la médina, vous risquez d’avoir l’impression désagréable d’être isolée dans une société majoritairement masculine.
Deuxièmement, les cafés pour hommes sont courants au Maroc. Ce sont des endroits où les femmes ne vont pas. On les repère facilement : les murs sont défraîchis et sombres. On y voit beaucoup d’hommes à l’allure robuste, assis sur les chaises. Certains portent des vêtements traditionnels, mais le plus souvent des costumes de contrefaçon Adidas achetés au marché. Ils boivent du thé et regardent des matchs de football. Il ne faudrait pas entrer dans ces cafés, mais je ne pense pas que vous en ayez vraiment envie. Ces endroits sont plutôt intimidants et peu accueillants. Même les touristes masculins ne s’y rendent pas.
Mais le gros avantage ! Les Marocains ne harcèlent pas les Européennes, surtout si vous voyagez accompagnée d’un homme. Les habitants d’autres pays arabes sont réputés pour être moins regardants sur la présence de leurs compagnons masculins.
6. À PROPOS DE LA LANGUE ET DE LA MONNAIE
Les langues européennes les plus parlées au Maroc sont le français et l’espagnol. Presque tout le monde en parle au moins une. Cependant, vous pourriez rencontrer quelques difficultés avec l’anglais. Gardez cela à l’esprit et soyez prêt à communiquer parfois par gestes.
Si l’on parle de la monnaie à emporter, le mieux est d’opter pour l’euro. On trouve des bureaux de change partout, et vous pouvez même payer en euros, surtout pour les achats coûteux. N’hésitez pas à marchander sur les marchés : c’est indispensable ! Parfois, vous pouvez même négocier de moitié le prix de votre tapis ou de votre céramique préférée, qui est de très bonne qualité.
Le paiement par carte est possible dans les restaurants et hôtels de type européen, mais n’oubliez pas d’informer votre banque de votre destination. Vous pouvez également retirer de l’argent aux distributeurs automatiques de billets (DAB) dans la rue, par exemple ceux de la Société Générale, mais il est préférable de vous renseigner au préalable auprès de votre banque sur les frais de commission et le taux de change appliqué.
7. LA TERRE, LA NOURRITURE DE RUE ET LA ROUTINE QUOTIDIENNE
La médina de Tanger est un peu sale. Tétouan et Chefchaouen sont un peu plus propres. Assilah est l’endroit le plus correct, sans aucun doute. En fait, si vous pouvez vous habituer aux déchets dans la rue, je vous recommande de ne prendre aucun risque avec la nourriture de rue, sauf en cas d’absolue nécessité.
Les tortillas jonchent le sol, le poisson traînait encore sur le trottoir il y a cinq minutes, et ainsi de suite, tout est scrupuleusement conforme à la liste. Sur les marchés, les locaux dégustent des boissons fraîches et des en-cas chauds à base de pois chiches, de sel et de poivre. Ils en font ensuite des sortes de tortillas frites au four. Les vendeurs servent la nourriture avec les mains sales. Alors (conseil important !), si vous partez au Maroc, prévoyez des remèdes contre les troubles digestifs.
Et je ne peux m’empêcher de parler des toilettes pour les locaux, car elles sont fréquentées par les vendeurs ambulants des marchés. Si les toilettes touristiques sont généralement assez rudimentaires, on y trouve tout au plus des WC de type « trou dans le sol » avec deux tabourets. Mais ce n’est pas rare, tout comme dans les gares russes et les petits cafés italiens : les toilettes authentiques se résument souvent à un simple trou dans le sol, sans évacuation. Il faut utiliser un pichet pour tirer la chasse. Voilà pour la conclusion !
Et oui, parlons du rythme de vie quotidien. Les Marocains commencent leur journée vers midi et la terminent avant minuit. La médina est donc déserte le matin, moment idéal pour une séance photo, avec une lumière parfaite. Il est déconseillé de photographier les gens dans les marchés et les rues sans leur demander la permission. Mieux vaut demander de temps en temps pour éviter tout problème.